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Au pays de la Teranga

January 27, 2019

Ca y'est, c'est décidé, je vais enfin aller visiter le Senegal. Ce pays dont je n'ai cessé de rêver depuis ma tendre enfance.

L'odeur du Tiep, du poulet Yassa, les sonorités du Wolof et l'évocation de Gorée m'ont toujours donné envie de me rendre au Senegal. J'ai quelques jours de congés à poser et cela tombe bien car je trouve un super bon plan avec la RAM pour un AR vers Dakar.

 

Ni une, ni deux, je prends mes billets d'avion et je passe un coup de fil à mon vieil ami Idy.

Idy et moi nous sommes rencontrés en 2003 en première année à l'université et sommes restés amis depuis. Je venais de mon Congo natal pour poursuivre mes études supérieures en France et lui du Senegal pour la même raison. Je lui annonce donc que je me rends dans son pays. Idy me propose d'aller loger dans sa famille, ce que j'accepte avec plaisir.

 

Me voila donc dans mon vol, direction Dakar. Le voyage dure un peu plus de 5h et j'atterris en pleine nuit. La moiteur dans l'air me rappelle que je suis enfin en Afrique :)

L'aéroport est désuet mais les agents très sympa. Le passage au poste frontière se fait rapidement, le policier en face de moi me demande si c'est ma première fois au Senegal et me gratifie d'un bienvenu au Senegal.

Dehors il y'a de l'effervescence, des jeunes me proposent de m'aider à porter ma valise, ce que j'accepte. J'en profite pour demander leur téléphone afin de joindre le frère d'Idy qui doit venir me chercher à l'aéroport.

Quelques instants plus tard, Thierno débarque, nous nous engouffrons dans son véhicule, direction Pikine.

Pikine se situe dans la banlieue de Dakar, à une vingtaine de minutes du centre en voiture  si on a la chance d'échapper aux embouteillages monstres de la capitale Sénégalaise.

 

Il est 8h du matin lorsque j'ouvre les yeux, j'ai encore beaucoup de mal à réaliser que je suis au Senegal. Thierno m'emmène boire un café Touba au coin de la rue dans une de ces échoppes que l'on ne trouve qu'en Afrique. Je découvre ce café aussi sombre que l'âme d'un sorcier Guinéen. Je suis tellement content à me retrouver assis à discuter avec des inconnus, dis donc ça change complètement de la France ou même saluer son voisin relève d'un exploit digne des 12 travaux d'Hercule.

 

"Se saluer peut prendre environ 12 minutes"

Au Senegal rien que le fait de se saluer peut prendre environ 12 minutes, je me demande ce qu'ils peuvent bien se raconter tout ce temps.

J'en profite pour prendre quelques cours de Wolof, je sais deja que Nanga def signifie comment vas tu ? mais je me demande comme on dit bonjour en Wolof`? A cette question tout le monde me répond Salam Malekoum. J'ai beau rétorquer à mes interlocuteurs que Salam Malekoum c'est de l'Arabe, ils soutiennent tous que c'est comme ça que l'on dit bonjour ici.

Je me demande si le bonjour n'existe pas en Wolof ou si le mot a été perdu avec l'arrivée de l'Islam au Senegal.

 

Je vais ensuite assister à un entrainement de football de l'équipe du quartier.

 

 Dans l'après midi, je me lance à la visite de Dakar downtown comme on dirait de l'autre côté de l'atlantique.

Je découvre une ville agréable en bord de mer avec sa corniche, ses flamboyants et surtout la circulation chaotique, les chauffeurs Sénégalais n'ont d'équivalent que du côté d'Istanbul. Que de frayeurs de circuler en voiture ici.

Je trouve aussi qu'il fait moins chaud ici qu'à Brazzaville, pourtant au Congo les gens sont persuadés que les pays les plus chauds du monde sont le Senegal et le Tchad.

Je commence ma visite par la place du souvenir Africain avec son immense carte d'Afrique face à la mer. 

A cet endroit sont affichés les portraits des grandes figures Noires de l'histoire. On trouve des portraits aussi divers que ceux de Cheick Anta Diop, Martin Luther King, Papa Wemba, Thomas Sankara ou meme El Hadj Diouf.

 

 Non loin de la se trouve la porte du Troisième millénaire ou je ne me suis pas arrêté.

 

Le lendemain, je suis aller visiter le monument de la renaissance Africaine, immense sculpture en Bronze et cuivre  perchée sur l'une des deux collines appelées "les mamelles", pour leur forme rappelant l'anatomie féminine. Ce monument de 52 mètres représente un homme portant un enfant ainsi qu'une femme symbolise la renaissance de l'Afrique. Il est tellement impressionnant et il vous faudra une assez bonne condition physique pour monter les 198 marches jusqu'au pied du monument.

 

Il est possible de visiter l'intérieur du monument. L'entrée est à 3500 FCFA pour les Africains ou les résidents et à 6500 FCFA pour les étrangers. Vous devez juste présenter votre passeport pour prouver votre identité ou votre titre de séjour. J'ai d'ailleurs un passeport Français dans la poche et m'apprête donc à payer le tarif "Etranger" quand la personne chargée de la vente de billet me dit, on ne va quand même pas vous laisser payer ce tarif, vous êtes bien évidemment Africain peu importe le passeport que vous portez. Ce qu'il me dit me fait tellement chaud au coeur. 

 

Je vais finir ma soirée autour de la bière locale, la Gazelle et un délicieux plat de porc braisé au "Xorbi", un bar très sympathique de Dakar.

 

 Demain direction Gorée.

 

 

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